lundi 20 décembre 2010

De l’homophobie et de la transphobie ordinaire

De devenir une personnalité publique attire son lot de connards. Mais même sans être une « veudette », de seulement être différent est difficile à vivre et les regards, les moqueries et les insultes sont encore chose courante dans notre société qu’on clame à tord, être ouverte sur la différence. Dans ma propre famille, je suis exclue des célébrations des fêtes, des partys d’anniversaire et d’une foule d’autres événements familiaux parce que ma différence n’est pas acceptée par tous. J’appuie et je vous invite à appuyer aussi la Fondation Jasmin Roy, le GRIS, Fierté Montréal et les autres organisations permettant à la société de se débarrasser de l’homophobie et de la transphobie qui fait perdre tant d’énergie et qui brise malheureusement la vie des plus faibles qui n’ont pas les ressources intérieures pour affronter le mépris quotidien.
Voici donc deux exemples de ce matin, d’homophobie ordinaire. Je protège l’identité de ces connards parce que je ne veux pas qu’ils vivent l’ostracisassions qu’ils font vivre aux autres, mais parce que ces exemples prouvent aussi que la hargne anti-gai existe malheureusement encore.



2 commentaires:

Sophie sexologue a dit…

C'est juste absolument hallucinant de lire ça...

Je sais que ça existe et ça ne m'étonne pas, mais ça me choque par exemple! C'est fou.

Vous faites bien de nommer des exemples concrets de ce que vous vivez pour faire prendre conscience à la société que l'homophobie et la transphobie n'ont pas lieu uniquement dans les sombres ruelles et qu'un paquet de monde le font au grand jour.

C'est troublant... et apeurant même je dirais...

Stéphanie Deslauriers a dit…

Les préjugés existent malheureusement dans toutes les strates de la population, en passant par les gens plus ou moins instruits aux doctorants et à ceux qui ont "des grosses jobs". Ce qu'on ne connait pas nous fait peur et nous, êtres humains, avons peur d'avoir peur. Pour éviter cela, nous nous créons des catégories où nous disposons l'information méconnue ou encore, inconnue. Et de ces catégories naissent les préjugés. Malheureux, mais vrai... Je finis ma maitrise en psychoéducation dans quelques semaines et laissez-moi vous dire qu'au cours des 5 dernières années, j'en ai vu et entendu, des gens avec des préjugés. Le plus triste, dans tout ça? Ils ne venaient pas des gens à qui je venais en aide, non. Mais bien de certaines personnes de mon entourage.

-Stéphanie Deslauriers
www.ensemblemaintenant.wordpress.com