dimanche 11 septembre 2011
Quand le corps n'y est pas | De l'ombre à la lumière | Webtélé | Canal Vie
lundi 5 septembre 2011
Bienvenue aux lecteurs du magazine 7 jours et téléspectateurs de la série De L’ombre à la lumière
Cher lecteurs du touchant article Michelle Blanc « Je suis maintenant une femme heureuse » du Magazine 7 jours, et téléspectateurs de la série De L’ombre à la lumière, (Canal Vie Lundi 5 septembre 2011 à 23h Rediffusions : mardi 6 septembre à 5h, jeudi 8 septembre à 15h, dimanche 11 septembre à 20h) bienvenue sur mon site personnel.
Vous me permettrez tout d’abord de remercier chaudement le journaliste Steve Martin, pour son texte empreint d’humanité et de respect, le photographe Guy Beaupré pour ses clichés extraordinaire et la maquilleuse Sylvie Charland pour la magie de ses pinceaux.
Je remercie aussi (comme je l’ai mentionné dans l’émission Quand le corps n’y est pas) Maryse Chartrand de m’avoir sauvé la vie (bien malgré elle) et de m’avoir invité à participer à sa série documentaire. Sa productrice, son équipe et elle même ont été d’une candeur, d’un respect et d’une écoute qui me touche encore. D’ailleurs cela se voit très bien dans l’émission de même que dans les autres épisodes que j’ai pu regarder jusqu’à présent.
Ressources
Je vous invite à visiter le site sur lequel vous vous trouvez, mais aussi à explorer l’un de mes autres blogues MichelleBlanc.com, qui est mon site professionnel. Si vous mêmes ou l’un de vos proches avez des enjeux d’identités de genre vous trouverez certainement réconfort et des ressources en visitant le site de l’Association des transsexuels(elles) du Québec, ou en posant des questions aux experts et intervenants ou en lisant les nombreux contenus du réseau social de la diversité sexuelle AlterHeros.
Merci encore d’être arrêter ici, bonne route et comme me l’a souligné mon médecin de famille lors du déclenchement de ma dysphorie d’identité de genre, il y a moyen de vivre une vie marginale heureuse.
Bonne route à vous…
Papa d'un garçon de 6 ans transgenre
Bonjour Mme BlancMa réponse
Primo, je voudrais vous dire que je vous trouve admirablement courageuse et déterminée. Il m'apparaît clairement que vous êtes très intelligente aussi donc, je me permets cette missive.
Mon garçon à 6 ans et vient de commencer la première année. C'est clair comme de l'eau de roche qu'il préférerait être une petite fille.
Il y a des cons dans notre famille qui me disent que ce n'est pas normal que je le laisse s'habiller en petite fille ou qu'il puisse choisir son nouveau sac à dos et sa boîte à lunch sous prétexte que les "autres" vont le taquiner. Qu'est-ce que ça peut bien faire qu'il aime beaucoup plus les choses "de fille"?
Pour ma part je suis TRÈS agressif vis-a-vis les gens qui veulent le taquiner ou qui lui font des reproches. C'est toute ma vie ce petit bijou de garçon-fille.
Ma question pour vous est la suivante...à quel âge saviez-vous que vous vouliez un changement?
Mon garçon mentionnait déjà vers 2 1/2 ans qu'il ne voulait pas avoir de pénis.
Aussi, je le laisse ABS-so-lu-ment libre de ses choix vestimentaire ou autres.
Comment faire pour que les gens comprennent que c'est EUX qui ont un problème et pas mon enfant?
Il est un petit garçon exceptionnel.
Merci
La psychologue Françoise Susset (à Outremont) est spécialisée avec les enfants ayant des enjeux de trans-identité et il arrive qu'à l'adolescence, ces problèmes se règlent. Dans tous les cas, bravo pour votre ouverture à comprendre et accepter votre enfant. et bonne chance.
Mise à jour (MAJ)
Les trasnssexuels naissent comme ça. le moment de la découverte de sa réalité apparaît en fonction des mécanismes de négations qui sont construit depuis la plus tendre enfance. Voici un top sur un enfant de 10 ans http://abcnews.go.com/Nightline/video/jackie-transgender-kids-gender-identification-primetime-nightline-1442532
Documentaire à propos d'une jeune transsexuelle de 13 ans: I am a girl http://youtu.be/TXpViPHnT3U
MAJ3à propos des enfants Transgenre au Québec: Émission une pilule une granule : Enfant transgenre http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=647
mercredi 6 juillet 2011
Le fil d’arrivée

samedi 18 juin 2011
Jeff Fillion et sa bande à propos de moi et des trans
C’est quoi ce gars en fille ?
A mesure 6 pieds, non y mesure 6 pieds, 6 pieds et trois 6 pieds et quatre, c’est une bête
Michel Blanc si j’me trompe pas y a plus de morceau là
Y s’est fait vider pis en plus on opère ce monde là
Y s’est fait vider le tube pis rentrer par en dedans
Chuis né dans un corps de gars mais je suis un fille, voyons donc, prends-toé des pellules pis fais-toé une dépression
On peux-tu le dire, on est tanné d’avoir notre liberté d’expression « pognacé » on peut-tu le dire, on peux-tu appeler un chat un chat, des gens de même c’est une joke
Quand tu les vois à la tv on dirait un party d’haloween
Si vous avez une bite, pis que vous dites à un médecin, je veux la faire vider pis faire un sac avec, pis que tu dis, je suis en gars dans un corps de femme à un médecin, bin là on t’opère à gros prix, pis y en a pu de problèmes,
Me souvient il y a des journalistes qui retwittait ça, il était content il avait eu ses premières règles, y était content
Mais c’est surtout de se faire à croire qu’on trouve ça correct, c’est même pus drôle,
Il y a tu de quoi de plus laitte à regarder qu’un travesti
Y veut devenir une femme mais y est encore avec une femme, je suis une femme lesbienne (bruit de pet)
- j’ai déjà dit à madame Christiane Charrette que d’avoir écouter son émission ou était invité Maryse Chartrand qui disait « Le suicide est une solution permanente à un problème temporaire » m’a sauvé la vie. A Contrario, des inepties, de l’injure et de la moquerie peuvent aussi (sans doute) conforter et valider les préjugés et le mépris qui existent déjà chez certains des auditeurs.
- Je suis pour la « libaaaaarté » d’expression. Il me semble cependant qu’elle trouve sa limite lorsqu’elle devient haineuse, sexiste, raciste, homophobe, transphobe, qu’elle s’attaque à des différences et qu’elle cible des individus ou des groupes et incite au rejet, et à l’opprobe.
- L’excuse de « ça vient de mon éducation de fond de campagne » est vicieuse, démagogue et encourage la médiocrité et la méchanceté. C’est l’équivalent de dire, ce n’est pas de ma faute si je suis (choisir ici entre raciste, sexiste, homophobe, etc) c’est que c’est la norme et que ça a toujours été comme ça, que c’est de la faute aux autres s’ils ne sont pas dans le moule « du bon côté de la track ». Ils n’ont qu’à ne pas être différent et il n’y aura pas de problèmes. Si on vomit sur « la différence » y a rien là, c’est juste des jokes et un gars efféminé, ce n’est pas grave si on « l‘écoeure ». Anyway, il va certainement apprendre à ne pas être aussi fucké et devenir viril comme tous les autres.
L'ouverture et ses limites (de Doom Dumas)
mercredi 16 février 2011
Qu’est-ce qu’une vraie femme?
La revue Clin d’œil m’a récemment demandé de participer à l’édition de mars et de répondre à la question Qu’est-ce qu’une vraie femme?
C'est une question alambiquée avec laquelle je risque fort de vivre le reste de mes jours étant donné mon statut de nouvelle femme. C'est LA question qu'on se pose intérieurement lorsqu'on me rencontre, et c'est aussi celle qu'on tente continuellement de m'imposer à partir de stéréotypes sociaux qu'on a plus ou moins intégrés. On fait ça par des commentaires du genre: «Ah... c'est vraiment une réaction de femme», «une femme ne ferait pas ça» ou «on voit bien que tu as déjà été un homme pour agir ou réagir de cette façon!». J'emmerde donc tous les bien-pensants. Une vraie femme est la femme que j'étais dans mon cerveau à ma naissance, celle que je suis anatomiquement maintenant et celle que je serai dans mes pensées, mes gestes et tout mon être. Voilà! J'ajouterais que j'aime beaucoup plus la question: «Qu'est-ce qu'une femme vraie?» et que je m'efforce d'être la plus vraie possible, tous les jours de ma vie.
En anthropologie, science que j'ai déjà étudiée, j'ai appris que plusieurs sociétés avaient des rites de passage qui permettaient justement de faire une différenciation entre l'adolescente (adolescent) et la femme (homme) et qu'un troisième sexe (par exemple, Berdache chez les amérindiens) permettait aussi d'inclure dans un groupe ceux qui «n'étaient pas des vrais» ou, plus précisément, «ceux qui avaient la bénédiction des dieux d'être nés avec les deux esprits, féminin et masculin». Ces sociétés avaient déjà compris que la nature et la nature humaine ne sont peut-être pas binaires (femme-homme), comme nos sociétés, dites civilisées, s'amusent à le croire...
Par ailleurs, j’ai déjà mis en ligne mon billet 30 mois de transition en photos. À ce montage, il serait sans doute maintenant pertinent d’ajouter le shooting de Crila que vous retrouvez à l’hyperlien de Clin d’œil, mais aussi celui de mon désormais photographe officiel, Olivier Samson-Arcand, qui il y a deux semaines, a pris le temps de me photographier de nouveau. Disons que ses clichés ont le don d’augmenter sensiblement mon estime de moi et de me faire prendre conscience du chemin parcouru…
lundi 20 décembre 2010
De l’homophobie et de la transphobie ordinaire
Voici donc deux exemples de ce matin, d’homophobie ordinaire. Je protège l’identité de ces connards parce que je ne veux pas qu’ils vivent l’ostracisassions qu’ils font vivre aux autres, mais parce que ces exemples prouvent aussi que la hargne anti-gai existe malheureusement encore.



mercredi 27 octobre 2010
D’une vaginite 2.0
Je reçut de nombreux courriels de femmes me partageant leurs trucs pour régler ça de même que plusieurs insultes au passage. Ça a même fait les manchettes de plusieurs médias numériques! Il semble qu’il y ait des choses dont on ne parle pas. Il semble que je sois vulgaire. Il semble aussi que je sois pipi-caca. J’admets volontiers être provocatrice, j’ai toujours aimé l’humour scabreux et il est important de détruire des tabous tenaces et de parler de « vraies affaires ». Ce qui choque n’est pas seulement que J’OSE dire à la face du monde que j’ai eu une vaginite, mais que je sois une nouvelle femme, qu’on nomme aussi transsexuelle, un transexuel, un mec, un ex-mec, un transgenge ou une shemale. Tout cela en fonction de sa compréhension des termes techniques de la transsexualité, de son ouverture d’esprit et de son respect de l’autre. Cet épisode ouvre aussi tout un pan de nos perceptions sexistes et moralistes.
« Une femme ne dirait jamais ça » -- d’une femme
« Parce que c'est juste fucking impossible, elle a juste la peau irritée, elle peut pas avoir de vaginite criss !!! » -- d’une autre femme
« Tu connais mal tes sécrétions; c'est du smegma pas du segma. RT @PierreLuc_: Après l'histoire de vaginite, quel gars va ns parler de segma? » -- d’une sexologue à un gars qui ne sait définitivement pas de quoi il parle
« J'aimerais déclarer ceci : je n'ai pas présentement, et je n'ai jamais eu de vaginite... » -- un journaliste mâle
Constats de cette histoire
Notre société est encore bien fermée à parler du corps humain et de ses diverses sécrétions naturelles. Surtout si elles proviennent du corps de la femme. Comme j’ai longtemps été un homme, que j’ai fait une transition publique et que je ne cache pas en avoir déjà été un, je vais porter probablement l’odieux titre de Transsexuelle ou pire de transsexuel (qui est généralement réservée pour une femme qui fait une transition pour devenir un homme et au terme duquel on devrait plutôt appeler monsieur) ou d’ex-mec, je risque de mourir avec un chapeau d’article disant une connerie comme :
Michelle Blanc né Michel Leblanc est mort aujourd’hui. Il est un transsexuel qui a fait avancer la cause des personnes transgenre…
Pour suivre les discussions Twitter à propos de la vaginite (je devrais plutôt dire de ma vaginite)…
http://twitter.com/#!/search/vaginite
jeudi 1 juillet 2010
Un an dans un corps de femme
Toujours est-il qu’hier, « j’étais sur mon 34 », que je me sentais femme comme jamais et que j’étais vraiment « cute ». Je suis allée manger avec mon père qui semblait vraiment impressionné par mon look. Il me dit « Michelle, tu es maintenant une très belle femme et tu sais que j’ai toujours eu un faible pour les grandes femmes ». Il était tout rouge et ému de me dire ça. Ça me fit un plaisir extraordinaire. Enfin, mon père validait ma féminité!
Mais si je reviens sur ce périple, je dirais qu’il est jonché de moments extraordinaires et de d’autres, très difficile. Pour certaines personnes je suis un modèle d’accomplissement et pour d’autres, je ne suis qu’un abject personnage de fêtes foraines, qu’une freak sur lequel il fait bon vomir. C’est vraiment étrange dans l’espace de 10 minutes de recevoir les éloges puis les sarcasmes d’inconnus. Comme la semaine dernière j’étais avec Bibitte dans le village gai. Deux personnes nous arrêtent dans la rue pour me dire à quel point ils m’admirent et quelques minutes plus tard, nous croisons quatre adolescents qui lorsqu’ils me voient, font semblant de vomir. C’est d’ailleurs assez représentatif de ce qui se passe dans une semaine normale. M’enfin, je m’habitue à ce regard des autres qui va dans tous les sens. L’important est que je suis vraiment bien avec moi-même, avec mon nouveau sexe et avec l’amour de ma vie qui est toujours à côté de moi.
lundi 10 mai 2010
30 mois de transition en photos
dimanche 18 avril 2010
Simon Jodoin, André Péloquin et BangBangBlog, de l’homophobie songée?

Copie d'écran du site BangBangBlog
« Nécrophile », « Freak » et « mon gars » ne sont que quelques-unes des insultes que me sert Simon Jodoin depuis quelques mois déjà. Il met aussi en ligne une soi-disant caricature me représentant en homme à barbe, en utilisant ma photo en collage (dont BangBangBlog n’a pas les droits d’utilisation et qui est en directe contravention du droit d’auteur, pour un média ce n’est pas fort. Cette photo appartient à Olivier Samson Arcand photographe) avec une œuvre de Le Caravage (reconnue pour sa sexualité scandaleuse pour l'époque, selon Wikipedia). Simon Jodoin, André Péloquin ( le rédacteur en chef de BangBang qui me picosse aussi depuis des mois sur Twitter) et BangBangBlog permettent aussi un commentaire anonyme à mon égard disant :
Morale : Michelle Blanc se pète les brettelles avec son référencement et si elle n’était pas une attraction de foire, on n’en aurait rien à foutre de ses conseils internet.
À ce que je sache, BangBangBlog est la propriété du Journal Voir qui est reconnue pour son ouverture à la diversité de race, d’orientation, d’identité et de cultures. J’ai de la difficulté à comprendre qu’une telle institution laisse impunément ses ouailles, user de telles images homophobes, contrevenir au droit d’auteur et manquer de discernement à ce point?
Dans Wikipedia:
L’homophobie est l'hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe. Cette hostilité relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la désapprobation envers l'homosexualité. L’homophobie désigne donc les préjugés et la discrimination contre les homosexuels et l'homosexualité. « De même que la xénophobie, le racisme ou l'antisémitisme, l'homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l'autre comme contraire, inférieur ou anormal.»
Transphobia (or less commonly, transprejudice and trans-misogyny, the latter referring to transphobia directed toward transwomen) refers to discrimination against transsexualism and transsexual or transgender people, based on the expression of their internal gender identity (see Phobia - terms indicating prejudice or class discrimination). Whether intentional or not, transphobia can have severe consequences for the target of the negative attitude. Many transpeople also experience homophobia from people who incorrectly associate their gender identity with homosexuality.[1] Attacking someone on the basis of a perception of their gender identity rather the perception of their sexual orientation is known as "trans-bashing," as opposed to "gay bashing."
MAJ
Il semble que Bangbang n'appartient pas à Voir et n'est pas du tout une division de Voir, d'aucune façon, et personne à Voir n'a de contrôle sur ce qui est publié sur ses pages. Cependant, le président éditeur de Voir est aussi actionnaire de la société qui contrôle Bangbang.
MAJ2
J’ai tenté, durant plusieurs échanges du courriel interne de l’outil Facebook, d’arriver à une entente avec le président de Les éditions BangBang inc., monsieur Pierre Paquet. Nous ne sommes cependant pas arrivés à une entente et campons respectivement sur nos positions. Monsieur Paquet me faisait valoir qu’il n’avait pas le contrôle éditorial sur les activités de BangBangBlog, bien qu’il en soit le président.
Selon le registre des entreprises du Québec, Les éditions BangBang Inc. sont la propriété majoritaire de URBACOM INC. et son président est Pierre Paquet. Urbacom quant à elle est la propriété de plusieurs administrateurs dont Pierre Paquet est aussi président. Finalement, Communications Voir inc. est aussi la propriété d’Urbacom INC. et son président est aussi Pierre Paquet. Donc, tel que je le disais dans ma première mise- à jour, BangBang n’appartient pas à Voir. tous deux appartiennent plutôt à Urbacom Inc. et ont le même président. Qui plus est, ils ont tous la même adresse, le 355, SAINTE-CATHERINE OUEST 7E ÉTAGE CODE POSTAL: H3B 1A5. En résumé, lorsque monsieur Pierre Paquet m’assure que :
Bangbang n’appartient pas à Voir et n’est pas du tout une division de Voir, d’aucune façon, et personne à Voir n’a de contrôle sur ce qui est publié sur ses pages.
Je ne peux, de toute évidence, que le croire sur parole.
J’ai aussi envoyé une mise en demeure à Simon Jodoin et André Péloquin, en commentaire dans leur billet incriminant. Ils n’ont pas publié ce commentaire. Ils disent pourtant dans leur première mise è jour :
Nous pouvons comprendre que Michelle Blanc n’ait pas apprécié les propos de Simon Jodoin (qui ne concernent d’aucune manière son orientation sexuelle). L’éthique médiatique la plus élémentaire veut que si elle désire se prévaloir d’un droit de réplique, c’est avec plaisir que nous publierons sa réponse.
Ailleurs sur le Web, monsieur Jodoin se glousse aussi de :
À mon sens, il existe deux formes de modération : la première fonctionne par exclusion, la seconde par intervention.
L'exclusion consiste à ne tout simplement pas publier certains commentaires.
La seconde s'emploie plutôt à répondre aux commentaires litigieux en s'y opposant et en avertissant l'auteur que s'il persiste dans sa connerie, nous devrons trier le bon grain de l'ivraie dans ses interventions. Dans certains cas, il arrive même que ce soit d'autres intervenants qui le fassent.
J'ai pour ma part toujours favorisé la seconde. Elle permet à la fois d'afficher au grand jour certaines imbécilités, d'user de pédagogie (on doit expliquer au cas par cas nos désaccords) et donne le bénéfice du doute aux intervenants (il est possible de mal interpréter leur pensée). Dans le cas qui nous occupe ici, c'est ce que j'ai fait et j'ai obtenu le résultat escompté : l'intervenant n'a pas persisté. C'est ce qui arrive le plus souvent.
Je répondrais à ça un gros « mouais ». On flush ce qui fait notre affaire et on se drape dans un linceul de la vierge défendant le droit à la libre expression et à la pédagogie pour laisser des commentaires (que l’on a peut-être même écrit soi-même en usant de pseudonymat) vils, mesquins, irrévérencieux, homophobes et qui font notre affaire, paraître.
Comme suite à ma mise en demeure, le commentaire a été modifié, mais l’ignoble image est toujours la. Ce sera une histoire à suivre, devant le conseil de presse, la commission des droits de la personne, les tribunaux ou chacune de ces instances en fonction des conseils de mon avocat.
vendredi 16 avril 2010
Les gagnants 2010 du BOB’s Awards
Je remercie chaleureusement le jury d’avoir sélectionné mon blogue parmi cette très abondante sélection annuelle pour figurer parmi les finalistes et j’embrasse tous ces gens qui ont eu la gentillesse de voter pour mon blogue. Félicitation à tous les gagnants à qui je lève mon chapeau.
mercredi 7 avril 2010
Encore un trou de cul anonyme
Pas de Nom
96.20.183.234
Envoyé le 06/04/2010 à 23 h 38 min
Franchement, plus j’entends parler de toi, plus tu m’écoeures. Quand on nait homme, on s’assume homme et vice versa pour le contraire. A mes yeux, tu n’es pas une femme mais bien un homme qui se déguise et qui est aux hommes point.
Approuver Supprimer Modifier Modification rapide
Directrice des communications médias sociaux pour Stephen Harper, Premier ministre du Canada
48 #
mercredi 24 mars 2010
Menace de mort néo-nazi
Hier j’ai passé une journée des plus angoissantes. C’est que j’ai découvert grâce à divers mécanismes de monitorage de mon brand, que je suis la cible de menace de mort fait sur un site YouTube, faisant l’apologie du néo-nazisme et d’Hitler. J’ai fait un rapport de police en matinée puisque des menaces de mort, directe m’avaient été faites sur un autre site Web, en commentaire à une mention de ma personne.
(Suspect) gros pute 2 months ago
(Complice) @(Suspect) Une shemale lol 2 months ago
(suspect) i know xD OMG !!! kill her ! xD hmm him lol hahah 2 months ago
Puis, de fil en aiguille, je me rends compte que le suspect en question avait écrit sur son propre site il y a 21 heures :
(suspect) he is a bitch and a transvestite !! i think i have a plan for him ! hahaha i will laugh and some thousand of people too
et une jornée avant
(suspect) totally not! cause... i agree people who hate Hitler they are not bright. but... they are completely fool if they say that. cause people like this shit on my back ground. are with '' antifascist '' groups cause only stupid like them accept, : transvestite,homosexual..... suck of course (interlocuteur) suck the cock of michelle ! like the lesbian one '' (interlocuteur)
Ce qui est troublant de cette histoire, est que le jeune a fait de son canal YouTube, une relique à ma personne, comme vous pouvez en jugez pas la capture d’écran plus bas Il fait aussi l’apologie de la solution totale des Panzer, des armes et qu’il écrit dans son profil.
i'm not for all kind of homosexuality, but i prefer lesbian than fucking gay like: varangainae . so i prefer that site. look how nazis are not gay !

Disons que j’ai déjà eu de nombreux courriels haineux dont un particulier qui me souhaitait que mon chirurgien pratiquant mon intervention de changement de sexe, manque son coup. Mais un cas d’une telle intention meurtrière et d’une telle intensité envers ma personne, ne m’était jamais arrivé auparavant.
J’ai donc utilisé mes ressources pour trouver ce détraqué, le traquer à mon tour, ramasser les preuves qui serviront à une enquête criminelle, ou à une poursuite au civil. L’un de mes contacts, qui ironiquement est aussi transsexuelle, a fait avec lui du social hacking et l’a mené dans un traquenard Web. Nous avons maintenant son adresse IP, accumulés les preuves de son acte criminel, savons que c’est un jeune de 16 ans de Boisbriand, et lui avons donné rendez-vous en face d’un dépanneur de cette localité. Nous avons par la suite contacté la police de Boisbriand, qui est censée l’avoir intercepté hier soir, accumulant encore une autre preuve de sa culpabilité et l’identifiant formellement.
Pourquoi je vous parle de ça ce matin? Tout d’abord parce que je me dois de rassurer les gens que j’ai inquiétés hier sur Twitter et Facebook. Parce que l’homophobie et la transphobie existent encore dans notre société et qu’il faut que ça se sache. Parce que comme c’est un jeune connard de 16 ans, au criminel il risque d’avoir une petite tape sur la main. Parce que finalement, après discussion avec plusieurs personnes étant impliqué dans ce genre de dossier, étant donné que ma vie ne semble pas en danger éminent, qu’il n’y a pas eu de manifestation physique claire, les policiers n’ont pas les ressources nécessaires pour traiter ce genre de dossier et qu’ils sont plus prompts à mettre ces ressources pour les enquêtes de pornographie infantile ou pour résoudre les crimes déjà commis que pour ceux dont le dessein n’est pas encore accompli.
En conclusion, je sors de cet événement meurtri psychologiquement, inquiète de ma sécurité et consciente plus que jamais que d’avoir été ouverte et médiatisée comme transsexuelle, a fait de moi une cible pour plusieurs détraqués mentaux qui courent dans les rues. Ce qui me rassure toutefois est que j’ai eu une formation militaire, que je sais me défendre et que je n’ai jamais perdu mon sang froid…
MAJ
Avec l’aide de mon amie, nous avons été capables de retracer l’un des trois profils Facebook de ce désaxé mental. À la lecture de sa description, on peut facilement comprendre que ce suspect a besoin d’une aide psychologique assez urgente (c’est le moins qu’on puisse dire). Le hic est que les services de police n’ont peut-être pas la même définition que moi de ce que peut être une urgence. Il me semble qu’après Dawson et Polytechnique, ça aurait été bien qu’une escouade « anti crackpot du Web » ait été mise sur place…

MAJ2
Le 6 mai dernier, un individu a comparu en cour pour répondre à des accusations criminelles de menace de mort à mon endroit. C’est quelqu’un de la couronne nord, il a avoué son crime lors de l’interrogatoire de l’excellent sergent-détective du SPVM qui était affecté à mon dossier. Comme c’est la première offense de cet individu, il risque fortement d’avoir des travaux communautaires comme sentence, mais il aura tout de même un casier judiciaire. Il devrait retourner en cour un début juillet pour les représentations sur sentence et autres formalités légales. Lorsque je discuterai avec le procureur de la couronne, je demanderai à ce que la sentence de travaux communautaire (si c’est le cas) soit faite auprès de l’une des nombreuses organisations gaies de Montréal. Ainsi, cette personne sera forcée de côtoyer des gais et il se rendra probablement compte que ce sont des gens somme tout ordinaire, de bon aloi et que les préjugés qu’il avait à leur encontre ne sont certainement pas fondés. Je vais aussi insister auprès du procureur pour que l’accusé ait un suivi psychologique. Quoi qu’il en soit, je suis très reconnaissante du professionnalisme et de la célérité des interventions du SPVM et je vais dormir plus confortablement désormais. Comme je le disais dans mon billet/chronique Le Lab VOXtv - Chronique : tatouage numérique, identité numérique, déconnage et connerie sur le web, on peut certainement dire n’importe quoi sur le Web, même anonymement mais les preuves restent et elles peuvent entraîner des conséquences.
P.-S. Le sergent-détective qui a travaillé sur le dossier m’a demandé de ne pas partager les techniques et astuces utilisés afin de retracer le criminel. C’est que ces informations pourraient servir d’autres connards. Je comprends très bien cette requête du SPVM et je vais donc me retenir de l’expliquer ici.
lundi 15 mars 2010
Femme 2.0, finaliste aux BOB’s
Pour voter, si le cœur vous en dit, c’est par ici
vendredi 26 février 2010
Johnny Weir, Susan Boyle, même combat contre le mépris
Dans l’un de mes autres blogues, Femme 2.0, j’ai déjà écrit sur le cas Susan Boyle qui avait mis le doigt, à la face du monde, sur les préjugés qui sont profondément ancrés en nous. Le cas du patineur artistique Johnny Weir illustre à sa manière (il a participé aux Jeux olympiques de 2010 en patinage artistique avec un costume que d'aucuns trouvent trop efféminé) la continuation des préjugés qui ont cours dans nos sociétés. Sauf que contrairement à Susan Boyle, ces préjugés ont été exprimés ouvertement sur la place publique. Dans le cas de Susan Boyle, on se disait tous silencieusement dans notre tête elle est grosse et laide donc elle va se planter dans son tour de chant et nous étions surpris d’entendre sa voix d’ange. Dans le cas de Johny Weir, il a offert une performance remarquable, mais à voix haute, des gens se sont trouvés pour commenter sur son identité de genre et pour souligner qu’il n’est peut-être pas un modèle pour tous. Par ailleurs, on se souvient aussi d’Elephant man et de comment nous étions touchés de savoir le génie de ce monstre physiologique. Les préjugés ont la vie dure. Nous en avons tous. De le reconnaître et de tenter de s’en affranchir est un pas de géant pour soi-même et pour ceux qui sont victimes du mépris qui souvent résulte de préjugés. J’ai eu la chance de vivre du mépris assez intense étant donné ma condition et le chemin que j’ai parcouru et de grandirde cette situation. Je me souviens aussi de mon homophobie internalisée qui était un mécanisme de défense psychologique que j’avais longuement construit pour me protéger de la souffrance de réaliser qui j’étais réellement. Je comprends donc ce mépris, son origine et la douleur qu’il peut faire vivre et c’est pourquoi je trouve maintenant des exemples comme Johny Weir plus que positif pour nos sociétés. Il exacerbe nos préjugés et permet une discussion qui peut élever les consciences…
La transsexualité et la maladie mentale
MICHELLE BLANC
envoyé par Isabelle_Apis. - L'actualité du moment en vidéo.
J'ai déjà discuté de cete question dans mes billets:
À propos de la « psychiatrisation » de la transsexualité
À propos de la psychiatrisation de la transsexualité II
Ma conference Using blogs as support tools, Santé mentale et Internet
dimanche 8 novembre 2009
La vérité sur mes twitts controversés, sans autocensure
Ce qui suit n’est pas à lire pour les cœurs sensibles. Si c’est votre cas, changez de page.
Au cours de l’été, J’ai documenté sous forme de Twitts, les différentes étapes de mon opération de changement de sexe. Ils sont d’ailleurs tous répertoriés dans mon billet Chronologie des états d’âme d’un changement de sexe. J’en disais aussi :
Pour mes lecteurs qui ne sont pas des amis Facebook ou des Followers Twitter, voici les différents états d’âme que j’ai pu vivre avant pendant et après mon opération de changement de sexe. Ce sont des extraits choisis de mon site Twitter et ils sont en ordre chronologique plutôt qu’anté-chronologique comme ils apparaissent dans Twitter. Aussi, il y a de nombreuses fautes d’orthographes et de signes manquants. J’ai écrit ça via mon Black Berry et sous l’effet d’antidouleurs… Voilà
Mise en contexte
J’ai écrit ça pour me souvenir des nombreux moments charnières de cette étape cruciale de ma vie. Il n’y a cependant pas de photos ou vidéos (en ligne) de cette portion de ma vie et croyez-le ou non, je me suis énormément autocensurée dans ce que je disais. Cependant, j’en disais juste assez pour me souvenir de ce que je vivais précisément à chacun de ces moments. Or, il semble que certains de ces twitts ont frappé l’imaginaire ou ont choqué certains individus. J’en parlais aussi dans cet autre billet, Un gentil message. Il semble même qu’un twitt en particulier a attiré l’attention et fait réagir énormément de gens. À tel point que le journaliste de Bande à Part de Radio-Canada le suggère comme Twitt de l’année à la Revue P45 dans l’un de ses twitts. Le voici donc :
«anti-inflamatoire + anti-douleur - lejus de pruneau que je n'ai pais pris :
contipation. Je viens de passer 45min a chier une brique »
L’autre twitt qui a dérangé est aussi :
le catheter et le moule vaginal sont enfin enleves. Quelle difference ca fait
La vérité sur mes twitts dérangeants
Lors d’une vaginoplastie, il est nécessaire d’introduire un moule dans la nouvelle cavité vaginale, afin de créer et de maintenir ouverte, cette nouvelle cavité. Pour ce faire, les nouvelles grandes lèvres sont cousues ensemble afin de retenir le moule à l’intérieur du corps, durant une semaine. Plus les jours passent, plus ce moule cherche à sortir du corps et plus la douleur devient INSUPORTABLE. Le retrait des points de suture des grandes lèvres puis du moule vaginal est donc une libération à plusieurs points de vue. Tout d’abord, la douleur diminue soudainement de moitié, puis on peut commencer à voir ce à quoi aura l’air le nouveau vagin. C’est donc un moment extrêmement émotif et hautement réconfortant. Aussi, lors de cette première semaine postopératoire interminable, nous prenons de fortes doses d’antidouleurs. Les antidouleurs ont la particularité d’induire la constipation. Dans des conditions différentes, la constipation en soi est déjà un calvaire. Mais pour la transsexuelle, ça devient un enfer indicible. C’est qu’il est strictement interdit de forcer lors des visites à la selle parce que cela peut endommager grandement le nouveau vagin et même conduire à la perte de celui-ci, qui pourrait sous la pression, se dégager du corps. On nous informe d’ailleurs qu’une trans a déjà retrouvé celui-ci, dans la cuvette après avoir forcé. Chaque visite à la toilette devient donc un moment des plus angoissants. Imaginez alors une visite à la toilette lorsque vous devenez constipé et que vous ne devez en aucun cas, forcer. C’est l’enfer que j’ai vécu lors de ce que l’on considère « le twitt de l’année ». J’ai d’ailleurs perdu trois points de suture de mon néo-vagin, lors de cette péripétie. Vous avez donc le contexte.
Tant qu’à être dans les confidences
Dans mon billet Ma convalescence post-op, je vous parlais de ce qu’était une escarre, mais sans expliquer pourquoi je vous parlais de ça. En fait, je suis allée dans des hôtels qui sont très écologiques et qui ont du papier de toilette qui se doit de ne pas engorger leur fosse septique. Ce papier est donc très fragile et il y a de petites portions qui restent constamment collées après le corps lorsqu’on s’essuie. Or, un matin, je remarque des filaments blancs qui pendent de mon vagin. Croyant que ce sont des particules de papier de toilette, je tire dessus. C’était malheureusement les escarres (gale qui est blanche plutôt que brune, dans des milieux humides) de mes petites lèvres. Elles sont encore en train de cicatriser difficilement à ce jour… Vous savez donc maintenant la vérité. Presque toute la vérité…
mercredi 16 septembre 2009
Étrange retour des choses
Cette longue introduction pour vous dire qu’hier, j’ai revu Louis-Marie. Il ne lit pas les journaux et n’écoute pas la télévision. Lorsque je le vis, il était en plein travail, je lui dis « bonjour Louis ». Il me répondit, mais qui êtes-vous, est-ce que je vous connais? Je lui répondis ce que je disais dans le temps « Voyons tabarnak Louis-Marie », c’est là qu’il me reconnut à ma voix. Il me dit, mais qu’est-ce que tu fais habillé en femme? Je lui dis « mais voyons, c’est l’Halloween qui s’en vient ». Subjugué, il partit continuer son travail. Ses collègues qui savent qui je suis lui racontèrent mon cheminement. Ce matin, il me téléphone dans tous ses états. Il a peur que je ne l’aie perçu comme faisant preuve de mépris et de préjugés à mon égard. Surtout, qu’il se souvient très bien de déjà m’avoir fait la morale sur « mes soi-disant » préjugés. Il n’a pas dormi de la nuit et ce sens vraiment mal de sa réaction. Pour le taquiner, je le fis languir dans sa culpabilité, puis le rassura quant à ma perception de l’incident. Quel étrange retour des choses? J’ai bien hâte de revoir ce vieux copain et de continuer de le taquiner sur « ses préjugés » transphobes et de développer notre relation sur de nouvelles bases. J’ai d’ailleurs terminé l’entretien en lui envoyant de gros bisous…
lundi 14 septembre 2009
Châtelaine : 100 femmes qui marquent le Québec. Gros merci de l'éloge!
Jugez-en par vous-même :
Page 80, Châtelaine 100 Femmes qui marquent le Québec, Michelle Blanc (PDF)
Très gros merci à Châtelaine et félicitation à toutes les lauréates dont ma cliente Gyslaine Desrosiers de l’OIIQ, ma copines Caroline Allard et les personnes que je connais personnellement dont Véronique Cloutier, Christiane Charrette, Laure Waridel, Louise Harel, Françoise David et Pauline Marois.
jeudi 10 septembre 2009
La situation de ma convalescence postopératoire
mardi 1 septembre 2009
Le bénéfice d’être touchée
Ce n’était vraiment pas facile d’être un homme. Que je suis heureuse…
dimanche 30 août 2009
À propos de la psychiatrisation de la transsexualité II
Anonyme a dit…
Je suis très déçue de la description que tu fais sur les causes de la transsexualité dans les médias. Ce n'est absolument pas une maladie mentale qui cause une profonde dépression, causant du coup une dysphorie de genre. Je vais avoir ma réassignation sexuelle en février, et le Dr Brassard m'a confirmé que les causes de la transsexualité sont génétiques, neurobiologiques et neurochimiques, et que ce n'est certainement pas un choix. Tout se passerait durant la grossesse ! Alors pourquoi aller nous faire passer pour des malades mentales ?
Dans ce cas les homos aussi sont aussi des malades mentaux !!!
Sache que la maladie mentale ne fait plus partie des symptômes de la transsexualité en France...
Anne-Marie
Pour répondre à cette critique, tout d’abord il est intéressant de noter le titre de ce blogue :
Chaque transsexuelle a son histoire et vis une expérience différente. Voici la mienne...
Ensuite, il s’agit bien de MON histoire et je ne me cache pas derrière un anonymat sécuritaire. Je suis médiatisée et j’en supporte le poids, positif et négatif. Il est bien facile d’avoir une opinion derrière l’assurance que nos propos ne seront pas scrutés à la loupe et que personne ne pourra nous reprocher quoi que ce soit. Si vous êtes si courageuse de vos opinions, allez les exprimer vous-même dans les médias et faites le chemin de vulgarisation que vous croyez légitime. Pour ce qui est de la psychiatrisation de la transsexualité, je ne suis pas celle qui en a décidé ainsi. Les psychiatres, psychologues, sexologues et les membres scientifiques de la WPATH en ont décidé eux-mêmes. En fait, ce n’est pas la transsexualité qui est classifiée comme une maladie. La transsexualité qui est la période transitoire menant du sexe physiologique d’origine, au sexe de destination, est plutôt le traitement. Ce qui est une maladie est la grave dépression (que l’on nomme dysphorie) qui résulte de la condition de ne pas être en synchronisme au niveau physiologique et au niveau mental. Ce n’est très possiblement pas le cas pour tous, mais ça a été le mien. Aussi, de dire que la dysphorie est une maladie dans les médias, évacue l’idée répandue que la transsexualité est une question de choix ou de frivolité sexuelle puisque si c’est une maladie, ce n’est de toute évidence pas un choix. De plus, si ce n’est pas une maladie, il est très possible que le gouvernement ou les assurances médicales ne couvrent plus le coût des opérations nécessaires pour un changement de sexe, puisque ce n’est pas une maladie qui se doit d’être traitée. Le mot que j’utilise souvent et que je trouve plus approprié est celui de « condition », mais n’étant pas avocate spécialisée en droit médical, je ne sais pas la portée de ce mot, eu égard à la possible et nécessaire médicalisation de la condition qui permet justement de changer de sexe. La question a donc des implications nombreuses et qui ne sont pas faciles à régler. Oui l’homosexualité n’est pas une maladie et oui elle l’a déjà été. L’homosexualité n’étant pas une maladie, il n’y a donc pas de traitement pour s’en guérir. Ce qui n’est pas le cas de la dysphorie, comme je viens de l’expliquer. Finalement, je me sens bien dans ma peau comme je ne l’ai jamais été, mais j’ai encore en mémoire le passage vraiment douloureux de ma dysphorie qui m’empêchait de dormir, me faisait pleurer constamment, m’induisait des idées suicidaires, m’empêchait de fonctionner adéquatement sur le plan professionnel et me faisait perdre l’appétit. Je suis guérie de ça et appelle ça comme tu le voudras, pour moi une grave dépression est une grave dépression et c’est bien une maladie. Voilà…
MAJ
À propos, si tu te fais opérer par le Dr. Brassard et si le gouvernement paie pour ça c’est que tu as eu 2 lettres diagnostics et 2 spécialistes de la dysphorie de genre différent. J’ai comme un gros doute que sur ces lettres il n’est pas écrit « madame veut changer de sexe par ce que ça lui tente et que sa mère a eu un problème hormonal au fœtus à la 7e semaine de grossesse ». D'ailleurs, il y a beaucoup de spéculation sur les causes et les hypothèses que tu avance sont probablement les meilleures. Mais il y a une différence entre cause et effet, entre cause et résultante de la cause, qui est une maladie. Je serais curieuse de savoir si tu te fais opérer sans diagnostic préalable et si l’étiquette de « malade » (ho quel gros mot) n’y est pas inscrite sous un jargon technico médical. Avant de dire n’importe quoi, prends un grand respire et analyse la question. Qui plus est, il n’y a pas de honte à avoir une maladie mentale qu’on traite physiquement.
mercredi 26 août 2009
Ma dysphorie d’identité de genre, deux ans plus tard
Mon changement de sexe, deux mois plus tard
Mais mentalement, je me sens vraiment, mais là vraiment bien. C’est la meilleure chose qui me soit arrivée, je me sens enfin moi-même et je jouis de la vie.

