vendredi 21 novembre 2008

Mon billet énigmatique de l’an dernier

À cette date, l’an dernier, je prenais mes premières hormones, ce qui mettait par le fait même fin à ma dysphorie d’identité de genre (grave dépression). Déjà le lendemain, je recommençais à dormir et la guerre incessante dans mon cerveau se terminait aussi. Voici le billet énigmatique de l’an dernier qui exprimait ce jalon important de ma vie :


Le premier jour
Aujourd'hui, est le premier jour du reste de ma vie. Y-a des jours comme ça où on sent que les choses vont changer de manière importante, subtilement, mais tout de même dans une direction qui balaiera bien des recoins jusqu’alors, non fréquentés. Aujourd’hui sera l’une de ces journées. Ce sera très positif.
Ne vous posez pas (et ne me posez pas) trop de questions à ce sujet. Disons que je me sens différent et que je me sentirais différent dorénavant. La vie nous offre des fois de ces moments …




Ceux qui me connaissent bien vous diront que depuis, je suis beaucoup plus calme et accessible. Ils vous diront aussi que j’ai l’air vraiment mieux dans ma peau (et je le suis) et que bien que ma personnalité fondamentale soit la même, bien de petites choses subtiles se sont transformées. D’autres finalement me trouvent plus « cute » en femme que je n’étais beau en homme (quoique c’est bien subjectif). Pour ma part, ce chemin que je traverse est particulièrement fascinant et il a fait de moi une meilleure personne. Beaucoup de mes « a priori » sont tombés, je suis beaucoup plus conciliante sur un paquet d’affaires, je suis heureuse de découvrir et d’exprimer ma féminité et je vois finalement la vie en rose.

2 commentaires:

Panthère rousse a dit…

Déjà un an! Ton passage à TLMEP était une belle façon de fêter ça!

Érica P. a dit…

Bravo Michelle,

Entre autre, pour ton passage à TLMEP mais aussi pour ces pensées que tu décris via ce site. J'imagine que tu regardes derrière et te dis qu'un an c'est si vite passé. Je viens tout juste de passer ma deuxième année et je comprends le soulagement que tu as pu vivre depuis l'année passée.

Au plaisir de te revoir.

Érica