lundi 17 août 2009

Le manque de délicatesse de la police et les gais

Une petite anecdote qui illustre magistralement le chemin qu’il reste encore malheureusement à faire pour la communauté GLBTA. Hier, lors du défilé, j’étais assise sur le capot d’une voiture décapotable identifiée « présidente d’honneur ». Au terme du défilé, à un coin de rue de St-Hubert, je me suis fait magistralement apostropher par un sergent de la police de la ville de Montréal. Nous étions toujours dans la zone du défilé et le sergent se mit à me crier « Hey toé, la parade est fini, t’es rendu sur la voie publique, assis toé dans l’char pis met ta ceinture sinon j’vas te coller un ticket moé. Envoye, envoye, on n’a pas juste ça à faire nous autres ». Il me semble, que nous étions encore derrière les barricades, bien avant la rue St-Hubert, que ce policier n’avait certainement pas à crier après moi pour faire passer son message qui était de toute évidence inutile puisque la voiture était à quelque pieds de s’arrêter et que ce qui m’inquiète de cette histoire est que ça ne venait pas d’un policier non gradé, mais bien d’un sergent, qui semblait être le boss de la gang qui était sous ses ordres. Méchant frustré disons….

4 commentaires:

Émile a dit…

Oh, quelle histoire moche. Je ne crois pas cependant que ce ne soit qu'une histoire de police. Si vous saviez tous les commentaires qu'on pouvait entendre dans le coin pendant la Fierté... J'ai même eu honte, un instant, d'être humain et de partager quelque chose de commun avec ces gens-là. Le combat pour l'acceptation et la banalisation de la différence est sur la bonne voie selon moi, mais sa fin n'approche pas aussi vite que prévu!

diane massicottte a dit…

Quand il saura parler en français, son esprit aura aussi évolué!

Anonyme a dit…

J'ai les larmes qui me viennent aux yeux à chaque fois que j'entend une histoire comme celle que tu viens de raconter Michelle. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Pourtant, je n'ai été que rarement ostracisé dans ma vie. J'ai parfois l'impression de porter en moi l'histoire de tous les gays qui ont vécu avant moi. En tout cas j'écris ces mots et je ressens une grande tristesse. Il reste beaucoup à faire. Merci Michelle. Ta présence auprès de nous est un beau cadeau!

Anonyme a dit…

Un trou de c... c'est un trou de c..., même avec un uniforme de police!!! Il y a plein de petits égos dans la police qui pensent faire une thérapie personnelle en tentant de dominer les autres. Il sont de même avec bien du monde: les gros, les petits, les noirs, les vieux, les jeunes, les femmes... Faut juste pas prendre ça personnel et espérer qu'ils trouvent un bon thérapeute pour soigner leur hargne... Souris, la vie est belle !!!