lundi 11 août 2008

Un week-end très émotif

Je viens de terminer un week-end très émotif. D’abord, vendredi, l’amour de ma vie et moi avons décidé de nous séparer définitivement (quoique je rêve toujours que ça revienne). Nous vivons séparément depuis février, mais nous nous voyons chaque fin de semaine et nous nous parlons chaque jour. Mais voilà que l’adaptation est plus difficile que prévu et qu’elle ne semble vraiment pas capable de tendresse envers une femme. Je la comprends et suis vraiment impressionnée de tout le chemin qu’elle a parcouru et des nombreux efforts qu’elle a déjà faits. Nous voyons cela venir depuis un bon moment, mais il semble que c’est maintenant définitif. Nous resterons amies jusqu’à la fin de nos jours, mais nous ne serons plus un couple, dans le sens traditionnel de la chose. J’angoisse cependant de ma réaction à ce nouveau conjoint potentiel qu’elle pourrait un jour avoir. Vais-je être capable de m’adapter à celui-ci et de la voir dans les bras d’un autre? Je ne le sais vraiment pas.

Samedi, nous sommes allées toutes les deux au pique-nique annuel de l’association des transsexuelles du Québec. Ça me fait toujours du bien de voire que je ne suis pas la seule avec ce problème et c’est très bénéfique pour mon ex. de parler à d’autres trans et transboy (trans de femme à homme) et de découvrir que nos histoires sont somme toute, très semblables. Elle était aussi surprise de remarquer à quel point cette condition affecte des gens de toutes les classes sociales, profils psychologiques et capacités intellectuelles. Lorsque nous sommes revenues, elle hésitait entre me donner de la tendresse on s’en tenir à notre décision de nous donner la liberté d’aller voire ailleurs.

Puis hier soir, j’ai reçu l’appel de mon filleul dont je n’avais pas entendu parler depuis décembre dernier. Il a réellement été le garçon que je n’ai jamais eu et je l’ai gâtée depuis son tout jeune âge. La semaine dernière était son anniversaire et mon ex. et moi lui avions envoyé une carte et un cadeau par la poste puisque ses parents ne veulent plus me voir. Hier soir, il me téléphona pour me remercier et pour me dire qu’il aimerait bien me revoir. J’en étais très émue et contente et j’anticipe le plaisir de cette prochaine rencontre.

Tout ça pour vous dire que j’ai versé de nombreuses larmes ce week-end et que j’ai bien hâte de voir mon psy tout à l’heure et de discuter de ça (et de bien d’autres choses) avec lui.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ta femme doit t'aimer beaucoup et je comprend que ça doit être très difficile pour elle. Quand une femme se bat contre une maitresse, elle sait quelle arme utiliser, mais que son mari devienne une femme , elle ne doit vraiment plus savoir quoi faire. Avez vous des enfants ensembles? Et comment réagissent-ils? (tu n'es pas obligé de répondre si tu me trouve indiscrète).
Sylvie

Michelle Blanc a dit…

Là est le drame. Nous devons nous séparer et nous aimons profondément. L’adaptation semble impossible. Nous n’avons pas d’enfant en commun, mais elle a un fils, qui est maintenant un homme et il réagit très bien. Je le considère comme un grand ami et je sait que c’est réciproque.